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26.01.2016 Le Président du CRP appelle à l’unité du monde de l’élevage et du monde politique pour la survie de la filière porcine

Dans un contexte de fortes tensions, Philippe BIZIEN, Président du Comité Régional Porcin de Bretagne, a aujourd’hui appelé à l’unité l’ensemble du monde de l’élevage et du monde politique. Il demande que l’Etat fixe le cap pour l’élevage français, à l’heure où tout le monde s’interroge sur l’avenir de la  1ère région agricole et agroalimentaire.

La perte de compétitivité de la filière dénoncée depuis plus de 10 ans pèse plus que jamais sur les éleveurs et leurs familles. Cela représente une grave menace pour l’avenir de la région et de ses emplois. L’heure est grave ! Il y a aujourd’hui des drames économiques, sociaux et familiaux. La Bretagne a le droit de savoir ce que la France veut pour son avenir en matière d’élevage. Elle a besoin de savoir si les agriculteurs ont vocation à nourrir la France… Au nom de ces milliers de familles qui font de la Bretagne la 1ère région agricole et agroalimentaire française.

« L’avenir passera par l’unité »

A l’heure où les éleveurs de porcs traversent une crise économique sans précédent, pour Philippe BIZIEN, l’avenir passera avant tout par le collectif et l’unité. De nombreuses avancées ont été faites ces dernières années grâce au collectif (environnement, santé animale, qualité, traçabilité…). Ne lâchons rien. La production porcine bretonne est probablement la mieux organisée en Europe. Elle peut néanmoins encore évoluer. Si le regroupement d’Organisations de Producteurs (OP) est une évolution nécessaire, il n’est pas la solution à la crise actuelle. En 10 ans, le nombre d’OP a déjà diminué de moitié. Cela est du ressort de la filière qui y travaille depuis de nombreux mois. Tous les efforts doivent dorénavant être ciblés pour retrouver de la compétitivité.

« Quel cap la France fixe-t-elle pour son élevage ? »

Le Président du CRP demande que l’Etat FIXE LE CAP pour l’avenir de l’élevage en Bretagne. C’est aussi un gage d’unité entre acteurs économiques et décideurs politiques. Comme au sortir de la seconde guerre mondiale, l’Etat doit dire à ses agriculteurs ce qu’il souhaite :

- Soit, diriger la production porcine française essentiellement vers des produits de niche et par conséquent, importer l’essentiel de la consommation en provenance de pays plus compétitifs du fait de distorsions de concurrence. Dans cette hypothèse, la Bretagne court à la faillite sociale et il est temps de prévoir un plan de sortie pour un grand nombre d’agriculteurs et de familles qui travaillent dans l’agroalimentaire.

- Soit, redonner son rôle principal à l’élevage français : nourrir sa population avec les produits issus de « Sa Ferme ». Dans cette hypothèse, la France doit prendre les mesures nécessaires pour permettre de regagner la compétitivité perdue depuis tant d’années.

Pour cela, les dossiers à traiter, revendiqués conjointement par les organisations syndicales et économiques rassemblées au CRP, sont :

. L’étiquetage de l’origine pour valoriser « le porc français »

. Les distorsions de concurrence sociales et fiscales

. L’embargo russe

 

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